IN FINE
Il me vient au cœur
Des perles de douceurs
Refuges clairs et immobiles
Mots et silences malhabiles
Une main frôlée en secret
Caresse d’un instant passé
Vie émerveillée déboussolée
Amours tendresses confinées
Maladie sourde et tragique
Pénuries de rêves magiques
Masques menteurs retirés
L’heure ment puis se tait
Leurres morts doucement
Envolés effluves et sangs
Mascarades des maquillés
Carnaval sourd des possédés
Où vont les rêves quand la vie se meurt
Où est la vie dans les corps sans cœur
Par delà les frontières violées intérieures
Loin des mers et des pairs sans heurts
Les âmes flottent dans un nouvel univers
Curieuses éperdues d’une autre Mère-Terre
Broyé le silence à la machette
Tué l’ouragan à la gâchette
Injecté le venin dans les têtes
Cœurs écœurés vie en miettes
Où vont les rêves quand la vie se meurt
Où est la vie dans les corps sans cœur
Ne reste que l’ instant esseulé
Libertés enfermées détournées
Cris dans la nuit démasquée
Hurlements des niés réprimés
Et le souvenir d’ un mensonge de paix
L’heureuse illusion d’ un futur partagé
Saccagée lapidée sur le dernier autodafé
D’un peuple à présent mis en délibéré
Dans les caves remisés
Les espoirs postillonnés
Éclatent sur les ondes
A la gueule du monde
Où sont reclus nos demains
Ravis, tués, volés les chemins
Ironie des justes et mauvais sorts
De la terre l’homme naît, vit et sort
Où vont les rêves quand la vie se meurt
Où est la vie dans les corps sans cœur
Samedi 25 avril 2020 / IN FINE / AnNa Maure-Foz /13:13